L'abandon pour mieux trouver son centre
La bergère
Je ne me sens pas l'âme poète et pourtant ça m'est difficile de passer tout ce temps sans communiquer avec toi. Mon Amour…
Le berger
Je 't'aime Je ne m'inquiète pas trop sur moins de créations poétiques pour le moment. Il faut dire que l'on a pas fait semblant depuis le début, grisés par l'ivresse. Il y a un temps d'intégration en ce moment. Le début de podcast pour moi es un bijou. On se prépare a revisiter toute cette matière première allant de nos messages au blog et du blog au podcast. Relire nous nourrit de toute cette créativité explosive. Nous enregistrer et nous écouter va finaliser par transmutation de l'essence et de la profondeur de tout ce que l'on a écrit… toute cette matière demande un écrin et une intégration. L'étendue de la vastitude déjà parcourue peut prendre place en nous au plus profond de nos êtres comme si tout se déposait en nous par décantation dans un silence, une douceur, une délicatesse nécessaire. C’est un cycle avant le suivant où l’exaltation suivra certainement les saisons, comme un renouveau de printemps… mon amour…
La bergère
Je n'ai pas encore pris le temps d'écouter nos voix. Il faut que je fasse d'abord de la place sur mon téléphone.
C'est vrai qu'on est parti avec une créativité débordante répondant à notre besoin d'absolu. Et puis il y a la vie avec tout ce qu'elle comporte, nos cycles personnels, nos challenges boulot… Tout n'est pas toujours propice à nos envolées en mots. Mais ce n'est pas si simple, parce que quand je suis vide de mots, j'ai l'impression d'être coupée de toi ou tout au moins si éloignée.
J'ai pris beaucoup de plaisir hier soir à mettre ces 2 derniers posts en forme. Cela a contribué à ma remise en forme perso. Une mise en forme pour une remise en forme, c'est pas mal!
Il y a que je suis devant de vrais challenges professionnels et ça ne m'est pas facile. Après quelques jours à me sentir perdue et sans énergie, j’ai repris le chemin de l’action. Si l’être est essentiel en ce monde, l’action au service de l’être l’est aussi. Un pas après l’autre, à ma façon, j’avance, et cela nourrit de nouveau ma confiance en moi et en la Vie. Je t’aime mon Amour.
Le berger
Nos corps consument notre Amour en extase, Nos cœurs battent la mesure de notre Amour, Nos doigts transcrivent nos états intérieurs amoureux autant qu'ils aiment se toucher, se sentir tactilement, Nos oreilles se délectent des mots doux, Notre odorat s'enivre de notre élixir corporel, Se voir, se lire, s'alchimiser toi et moi en pleine nature, Un Rien du Tout pour nous mettre le feu du besoin de se voir, de s'entendre, de se toucher, Un peau à peau pour s'endormir l'un contre l'autre Apaisé, Abandonné de toi à moi et de moi à toi.
La bergère
Nos messages se sont croisés à la seconde près.
Le berger
Oui. J'aime te rejoindre quand tu exultes
La bergère
OUI! Ouïe, toucher, odorat, goût… tout participe à notre connexion, la génère et la régénère, autant qu'elle nourrit notre joie d'être au Monde.
Le berger
J'entends bien le défi du monde du travail que tu traverses. Ou plutôt que tu toises maintenant avec ta nouvelle énergie du cosmos.
La bergère
Et l'abandon de nos corps l'un contre l'autre est peut être là meilleure façon de laisser tout cela se vivre.
Le berger
Oui l'abandon pour mieux trouver son centre Encore un semi- paradoxe.
La bergère
C'est peut-être ça en effet; une nouvelle énergie connectée au cosmos qui me permet ou plutôt me pousse à faire le pas suivant. Et en même temps cela arrive à temps, parce qu'il y a une nécessité. Il est temps que j'ouvre vraiment les yeux et que je me donne toutes les chances d'être et de vivre ce que j'ai à vivre. C'est une nécessité autant pour ma survie matérielle que pour mon déploiement psychique, que pour répondre à l'appel de mon âme et ce qu’il me semble entendre de l'appel du Monde .
Le berger
C'est bon d'échanger. Je t'aime mon Amour. Un petit tic-tac en vue d'une journée magique.
La bergère
Trouver mon centre est une nécessité pour vivre ce que j'ai à vivre. Il y a des pas qui me paraissent être une montagne. Il me faut prendre mon élan à partir de mon centre, attendre le bon moment, quand je me sens suffisamment reposée et sauter avec mes bottes de cent lieux. Alors, je dis OUI à l'abandon pour mieux trouver mon centre.
Oui c'est bon d'échanger. Ouf! Je sens que j'ai dépassé le point d'immobilité qui m'empêchait d'avancer, mais aussi de m'ouvrir à toi dans cette distance physique. Comme s'il n'y avait plus que le contact physique qui était possible.
Le tic tac a hâte d'être à demain ! Et mon corps a hâte d'être à samedi.
Le berger
Quand je relis j'entends la similitude avec le fait de faire de la montagne comme je te l’avais évoqué: soit j'avance en haut des crêtes porté par la joie de la beauté des paysages en état de grâce ( dans un état où j'en oublie le côté risque de vertige), soit j'avance avec mes peurs de tomber et là je fais presque du surplace… Avancer de son centre avec un regard sur les choses denué d'un passé, connecté juste au moment présent de faire pour la première fois avec émerveillement.
Tic tac tic tac mon Amour…
La bergère
Une petite pause dans ma journée pour un tic tac, tic tac, tic tac amoureux, c'est à dire un toc toc, toc toc, toc toc...
L'image que tu dépeints est juste. Mais pour celui qui est sur la crête porté par la joie et la beauté des paysages, il ne faut pas qu'il y ait, sans l'avoir repéré, une chaussure en mauvais état, un lacet défait, le brouillard qui s'annonce, ou un manque de ravitaillement. Sinon, l'état de grâce devient un état d'inconscience dangereux pour sa vie… Tout l'art est là : repérer à quel moment il y a danger dans le fait d'oser; jusqu'où le risque peut-il être pris? Pas aussi simple que ça l'aventure...
J'ai franchi quelques étapes. Je continue.
Le berger
Yep … Encore quelques activités a achever ce soir et je pourrai goûter au fait que demain me met en joie.
La bergère
Moi aussi j'ai encore de quoi faire avant de me poser et d'être pleinement avec toi. Demain est presque là. Un havre se dessine.